Magnétiseur

Dimensions sociales et culturelles de la santé

La ménopause n'est pas une pathologie,

c'est juste une autre étape de la vie.

Les femmes devraient être préparées à ce changement. Elles vivent souvent cet événement dans la solitude et une forme de honte.

Plus de 40 % des femmes ménopausées ou prés-ménopausées ont déjà entendu des sarcasmes à ce sujet. L’un des préjugés les plus courants est : « c’est sa ménopause qui la travaille » en miroir de « elle a ses règles ».

Ce pourrait être presque vu comme amusant, mais en réalité cela est affligeant : en 2021 parler des règles, la contraception, comment faire une ********* et autres détails … est normal, en revanche parler de la fin des menstruations est toujours un tabou.

Les femmes plus ou moins célèbres ont parfois envie de parler des violences sexuelles qu'elles ont subies, Jusqu’à donner des détails. Mais aucune n'aura envie d’évoquer sa ménopause, car dans l’imaginaire cela signifie qu'elles ne sont plus attirantes, qu'elles sont vieilles, en un mot, elles sont bonnes à être mise au rancart.

En 1800, la médecine moderne prescrivait des saignées ou l’imposition de sangsues pour traiter cette rétention sanguine considérée comme morbide.

Ne pas confondre l'imposition de sangsues avec l'imposition des mains du magnétiseur.

Au fil des siècles, cet événement tout à fait naturel fut de plus en plus considéré d’une façon très négative et comme un vieillissement féminin. La conception pathologique de la ménopause était née.

Il serait temps de comprendre que la ménopause est une étape naturelle dans la vie des femmes et non un problème. Cette conception profite peut-être à certains.

 

Il est pourtant certain que ce moment passera beaucoup plus facilement voire très facilement si on ne l’appréhende pas comme une période problématique. La manière dont on va vivre la fin des menstruations aura un grand rôle dans les perceptions vécues.

Malheureusement, il est évident qu’à notre époque, il est plus difficile de vivre sa ménopause en étant cadre parce qu'elle peut miner l'autorité ou susciter des moqueries. Alors qu’à la campagne cet événement est prit avec plus de détachement.

La sécheresse vaginale n’est pas une obligation pour les femmes à cette période de leur existence. Elle est seulement due à un manque de désir. C'est pour cette raison que les femmes qui commencent une nouvelle histoire après 50 ans n’ont pas ce symptôme, la biologie est finalement moins forte que le désir.

Un dernier point très important : certaines femmes propagent le concept d’andropause pour les hommes dans un esprit de fausse égalité.

Cette idée commerciale, imaginée à la fin du millénaire dernier, fut un flop. Mais tout arrive à point … en infiltrant subrepticement … ces bons commerciaux arrivent à refaire germer la notion d’andropause.

Par pitié, mesdames mettez les plateaux de la balance en équilibre.

Ce n’est pas une maladie pour les femmes, ce n’est pas une maladie pour les hommes et nous sommes égaux.

Ce n’est pas parce que la ménopause n'est pas une maladie et ne doit plus être un tabou que l’andropause doit prendre sa place en devenant une maladie.

Un arbuste Iochroma en fleurs présente la ménopause sur YouTube.

Vacciner les garçons contre le HPV

Certains HPV sont responsables de 6.300 cancers en France.

Les hommes représentent 1/4 des cancers associés à une infection HPV. Les cancers les plus fréquents pour eux sont d’abord d’ordre ORL puis concernent l’anus et le pénis. C'est l'argument avancé, en 2019, par la Haute Autorité de santé (HAS) pour justifier l'élargissement de la vaccination des garçons âgés de 11 à 14 ans avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans.

Selon le comité d'experts : « Les données sont encore insuffisantes, mais suggèrent une probable efficacité du vaccin Gardasil au niveau de la sphère ORL. Il a de plus prouvé son efficacité clinique chez les hommes en prévention des lésions dues aux génotypes vaccinaux : verrues anogénitales 89,9 % et lésions précancéreuses de l'anus. »

L'intérêt de cibler tous les garçons est d'éviter toute stigmatisation par rapport à leur orientation sexuelle.  

  

Lorsqu'une fille ou un garçon entre dans l'adolescence, on considère aujourd’hui comme légitime de se préoccuper de son éducation sexuelle et d'essayer de lui inculquer des notions de prévention.

Bien que je comprenne l'intérêt des parents d’infantiliser leurs enfants pour les garder sous leur dépendance, je ne pense pas que, à leur âge, ils soient plus nuls que nous au niveau sexuel. Il est en réalité illogique de s'occuper de la sexualité de ses enfants de même que les enfants n'ont pas à s'occuper de la sexualité de leurs parents.

Cependant, il est amusant d’essayer d'inculquer des notions de prévention. Depuis la nuit des temps, on n'a pas essayé, mais on a réussi et il ne s'agissait pas de notions, mais d’informations globales dans tous les domaines.

La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) est inscrite au calendrier vaccinal pour les jeunes filles depuis 2008 et pour les jeunes garçons depuis 2020. Le vaccin est recommandé, depuis 2017, pour les homosexuels jusqu’à 26 ans.

La vaccination est réalisée avec 2 doses de Gardasil 9 pris en charge par la CSG. Il y a une trentaine de pays qui conseillent cette vaccination aux jeunes des deux sexes.

Certaines personnes estiment que 70 % des êtres humains sexuellement actifs (il n’est pas précisé si l’on est considérés actifs à partir d’une fois par heure ou plus d’une fois) auront affaire au HPV au moins une fois dans leur vie.

Il est également admis que le risque qu'une personne infectée contamine son ou ses partenaires est de 60 %. Très malheureusement, il n'y a aucune précision de pourcentage avec des animaux !

Il est en revanche certain que, dans la grande majorité des cas, l'organisme parvient à éliminer le virus. De plus, avoir un papillomavirus n'est pas pathologique en soi.

Si le papillomavirus rentre dans la cellule, il en modifie le génome pour la déréguler et donner ainsi des lésions précancéreuses. Il aura d'autant plus d'opportunités à entrer dans la cellule qu'il y restera longtemps.

Le tabagisme, ainsi qu'une faible immunité favorise les infections.

40 est le nombre de HPV pouvant se propager par contact sexuel direct. 2 sont responsables des verrues génitales (condylomes) et ne sont pas malignes.

Les HPV génèrent des cancers du col de l'utérus (44 %), de l’anus (24 %), de l’oropharynx (22 %), du larynx, de la vulve, du vagin et du pénis.

Le vaccin Gardasil 9 a remplacé Cervarix et Gardasil 4 après que certaines jeunes filles ont développé des maladies auto-immunes : syndrome de Guillain-Barré, sclérose en plaques ou Mici.

L'Agence Nationale de sécurité du médicament (ANSM) n’a retenu, en 2015, qu'un risque accru de développer un syndrome de Guillain-Barré, mais elle a écarté tout lien avec la sclérose en plaques ou des Mici.

La marge d'inefficacité du vaccin Gardasil 9 serait de 10 %.

 cycle de vie du hpv dans l'épithélium humain. hpv - Infection par le papillomavirus humain