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Station spatiale internationale ISS ILRS

Le lanceur russe Proton avec la fusée européenne Ariane 5 forme un duopole mondial et a été affaibli par SpaceX.

Les États-Unis viennent de retrouver leur autonomie pour rallier la Station spatiale internationale (ISS) et l’espace en général qu’ils avaient perdu depuis 2011 avec l’arrêt de la navette américaine.

La mise en service du Crew Dragon de SpaceX est au détriment de Soyouz qui perd sa situation de monopole.

Les États-Unis retrouvent leur autonomie pour rallier la Station spatiale internationale (ISS) et l’espace en général qu’ils avaient perdu depuis 2011 avec l’arrêt de la navette américaine. N’oublions pas que les fonds sont privés et non plus public.

La Russie veut rester une grande nation spatiale, elle a été obligée de revoir sa stratégie avec le lancement du programme américain sur la Lune Artemis et les projets de conquête de Mars.

La Russie n'a pas pris que des initiatives amusantes : tournage d'un film avec une actrice russe en octobre 2021 et séjour du milliardaire japonais Yusaku Maezawa en décembre 2021 dans l’ISS, elle a également annoncé son retrait de l’ISS dès 2025 et surtout un partenariat avec la Chine dans le cadre du projet ILRS (International lunar Research Station) correspondant à l'installation entre 2025 et 2035 d'une station autour de la lune et d'une base permanente habitée à sa surface. Ce projet en réalité pour 2030 à 2050 est en concurrence direct avec Artemis Qui est le fruit d'une coopération entre les Européens, les Japonais et les Canadiens.

Les États-Unis ont jeté les Russes dans les bras des Chinois lorsqu'ils ont abandonné le modèle collégial de l'ISS semblable à la table ronde pour un modèle en étoile où bien évidemment les États-Unis sont au centre de coopérations bilatérales, les Russes ne pouvaient l'accepter.

Il est regrettable et dommageable que nous nous retrouvions comme dans les années 1950-1960 avec des programmes d'exploration qui sont un espace de concurrence, alors que ces mêmes programmes d'exploration étaient devenus un terrain de coopération internationale.

À l'époque, grâce aux ingénieurs allemands récupérés, la Russie avec Spoutnik avait mis le premier satellite en orbite en 1957, s'ensuivirent d'autres victoires et pour finir le premier vol habité avec Youri Gagarine en 1957. Puis avec le transfuge, les États-Unis avaient petit à petit récupéré du terrain. Ils firent un court métrage en 1961 pour se revaloriser.

La dislocation de l'URSS en 1991 déstabilisa la filière spatiale, les priorités furent données sur le militaire Avec préservation des acquis techniques et une rationalisation des systèmes de lancement. Il arriva dans le cadre de l'ISS le temps de la coopération internationale.

Les tensions géopolitiques important sur terre sont quintuplées dans l'espace qui est devenu un milieu stratégique de concurrence exacerbée et d'affrontement. Le projet ILRS a pour objectif de planter les drapeaux chinois et russe à la surface de Mars avant les Américains. La Chine voudrait un premier survol de mars en 2033, puis la mise en orbite d'un vaisseau habité en 2035 et enfin premier atterrissage en 2037.

Il peut paraître curieux que la Russie voulait garder ces partenariats avec l'Europe dans les vols robotiques vers la Lune et Mars, en réalité elle est tiraillée entre l’Europe et la Chine qui est une puissance autoritaire et un concurrent plus réel que les États-Unis. Les Russes, pour qui tout est sujet de fierté, ne veulent pas se retrouver en position d’infériorité dans une coopération avec la Chine au sujet de l'espace. La Chine investit lourdement dans l'espace.

ISS et ILRS vont d’une base lunaire vers une colonisation de Mars avec une vue en coupe.

La Russie donne de multiples signaux pour que l'Europe rejoigne le projet ILRS.

L’ILRS est ouvert à la coopération avec d'autres pays avec un modèle de gouvernance collégial identique à l’ISS. Rien n'empêche l'Europe d'être à la fois partenaire d’Artemis et d’ILRS. Rappelons-nous qu’en pleine guerre froide la France a coopéré en même temps avec l'Union soviétique et les États-Unis.

En 1982, Jean-Loup Chrétien est le premier astronaute français parti à bord de la station Saliout 7 et en 1988 de Mir par la coopération franco-russe dans les vols habités. Intégrer ou non le projet ILRS relève uniquement d'une décision politique.

La Russie désire que Soyouz reste en Guyane. Starsem est une société associant Arianespace et Roscosmos qui vend et réalise des lancements depuis les bases de Vostochny en Sibérie et de Baïkonour au Kazakhstan.

Toutefois, depuis 2022 la mise en service d'Ariane 6 qui peut effectuer des missions de déploiement de constellation, peut sonner le glas pour Soyouz en Guyane si la demande commerciale ne justifiez pas de volume de missions suffisantes.

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Dimanche 27 février 2022, après les sanctions de l’Union européenne qui interdissent l’exportation vers la Russie des pièces et équipements de l’industrie spatiale, la Russie rappelle ses 87 employés techniques du centre spatial de Kourou.

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