Pour devenir magnétiseur, il y a 7 catégories

L'altruisme est le maître mot pour devenir magnétiseur.

Mais, pour de nombreuses personnes, les motivations sont tout autres.

Magnétiseur : première catégorie

Bien que cela ne soit pas preuve d'efficacité, chez certains, cela fait partie de leur ADN. « Mon père magnétiseur m’a inculqué cette passion des autres, confie Sébastien, 42 ans. Depuis la retraite, je m'ennuyais et je trouvais ma vie inintéressante. J'ai alors décidé de pratiquer le magnétisme, sans savoir si j'avais un quelque don. »

Carole, 55 ans, est aide-soignante et pratique le magnétisme en souvenir de sa mère rebouteuse.

Il y a également ceux qui s'installent comme magnétiseur car l’inscription dans une tradition familiale est rassurante. Lorsque nous suivons une voie toute tracée, nous ne nous posons pas de questions sur la nature de nos aspirations.

Il y a aussi parfois la peur de décevoir nos parents, également pour garder leurs valeurs en nous.

Magnétiseur : deuxième catégorie

La majorité des personnes n'existent qu’à travers leur vie sociale. Faire croire qu'ils aident les autres comble ce besoin narcissique, cette psychologie fondamentale d’utilité et cette reconnaissance. Claire, 56 ans, le reconnait : « Mère au foyer, je doutais de moi-même et je me sentais complexée vis-à-vis de mon mari dentiste. Quand j'ai entendu parler du reiki, j'ai cru que cela allait me donner de l'importance, me permettre de raconter des choses … »

Sylvie, 68 ans, était directrice d’un lycée technique. La retraite lui faisant perdre pied, elle perd ses contacts, ses invitations et devient transparente. Dans la rue où elle a emménagé depuis quelques années, il y a un magnétiseur de réputation internationale. La pauvre, elle aurait mieux fait d’être fière d’elle et du travail qu’elle a exercé.

Magnétiseur : troisième catégorie

Aider les autres permet d'échapper à soi-même, cela calme momentanément la souffrance existentielle. Pourquoi suis-je ici ? Quel est le but de cette existence ? Pourquoi tous ces problèmes ? Il y a, bien sûr, la peur de mourir, mais surtout la crainte de vivre une vie monotone. Parfois, cela permet d'avoir l'impression de ne plus subir le monde qui nous entoure, mais au contraire d’avoir un peu prise sur celui-ci. Se sentir frustré et avoir envie de vivre une relation à un autre niveau. Ignés 26 ans, « Bien que j’aie un travail intéressant, une vie facile, il me manque l'essentiel »

Louis, 62 ans, ancien directeur, à la retraite avec la peur de mourir et son lot de questions, s’est mis à chercher une alternative à son existence.

Magnétiseur : quatrième catégorie

Il y a également ceux qui ont un sentiment de culpabilité et qui recherchent la réparation à travers divers comportements plus ou moins altruistes. En s'occupant des autres, ces personnes cherchent à alléger le poids d'un fardeau. Cela peut être : la responsabilité d'un comportement ayant porté préjudice à autrui ou le fait de s’approprier la faute d'un ancêtre (inceste, collaboration). Une personne peut chercher à venir en aide à d'autres, victimes de souffrances, pour se restaurer une image plus positive d'elle-même. Pierre, 52 ans, a essayé d'utiliser différentes méthodes énergétiques, car il se sentait coupable de n'avoir rien fait et surtout de ne pas avoir vu la maladie de son père.

Marion, 25 ans cherche, elle, à racheter une faute de son frère en pratiquant le magnétisme.

Magnétiseur : cinquième catégorie

L'Organisation mondiale de la santé, toujours très compétente en matière de statistiques, rapporte qu'une personne sur 2 subit un traumatisme au cours de sa vie : perte précoce d'un être cher, maladie grave, viol… Le cerveau disjoncte, il se coupe du réel pour survivre à une souffrance parfois insoutenable. Intenter un procès n'est pas toujours possible et crier ne suffit pas pour atténuer la violence d’un choc. Il est nécessaire de donner une signification, de l'inscrire dans une narration qui l'éloigne de l'horreur du réel et qui donne un certain sens. Ce qui est arrivé ne doit pas avoir eu lieu pour rien.

 

Laura, 32 ans, escrimeuse, a perdu son agilité après avoir été fauchée par un motard. Elle a besoin de se persuader que son accident a une utilité : « À cause d'un vingtenaire qui n'était pas encore apte à conduire, 3 vies ont été brisées, la mienne, mais aussi celle de 2 autres piétons » ne décolère pas la femme. En essayant de soigner les autres, elle donne du sens à cet événement. Ce second souffle est une bonne action pour elle.

Magnétiseur : sixième catégorie

Le secteur énergétique n'est pas toujours un monde de bisounours. Parfois, ce don à l'autre est utilisé comme instrument de domination. Des personnalités dominantes et/ou perverses cherchent à utiliser une des nombreuses méthodes énergétiques pour prendre le pouvoir, créant chez l'autre une dette. Sous prétexte de rendre service, elles mettent ces activités en danger. Cette emprise sur l'autre leur donne une forme de jouissance.